REPUBLIQUE DU SENEGAL - MINISTERE DE LA SANTE ET DE L'ACTION SOCIALE

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La réponse du Sénégal

Le  Sénégal a une longue tradition de recherche et de lutte contre les hépatites virales .Les travaux de l’école de Dakar dans les années 1970 sont mondialement reconnus et ont fait progresser les connaissances sur les hépatites dans le monde.  

En termes de réponse aux infections par les virus des hépatites, un programme national de lutte contre l’hépatite B a été créé en 1999 et le premier plan d'action pour la prévention  de l'hépatite virale B a marqué le début d'une réponse nationale coordonnée dans la lutte contre les hépatites.

Depuis, 3 plans quinquennaux ont été mis en œuvre avec comme objectifs :

  • La prévention primaire de nouvelles infections
  • La prévention secondaire des complications par le dépistage et le suivi clinico-biologique  des porteurs chroniques
  • La prévention tertiaire par la prise en charge des complications (cirrhose et CHC).

Les interventions suivantes ont été mises en œuvre à travers les plans quinquennaux :

[accordion] [acc_item title="Vaccination"]

  • De 1999 à 2004, le PNLH a assuré la vaccination contre l’hépatite B à la naissance des nouveau-nés, à travers les structures de santé publiques et privées et des enfants de 24 à 59 mois dans les établissements préscolaires publics et privés avec son propre personnel.
  • Depuis 2005, les activités de vaccination des enfants de 0 à 11 mois ont été intégrées au PEV et le PNLH assure l’immunisation des enfants de 12 à 59 mois. Dans le PEV, l’immunisation des nourrissons se fait par le pentavalent (DTCHepBHib) administré à 6, 10, 14 semaines.
  • Depuis 2016, la vaccination à la naissance a été réintroduite et la couverture vaccinale en Décembre 2017 est de 82% selon les estimations officielles.
  • Le personnel de santé y compris ceux en cours de formation (étudiants en médecine, pharmacie, odontologie, étudiants en sciences infirmières…) est ciblé pour recevoir une vaccination complète (3 doses de vaccin espacées d’un mois). Cette intervention a permis de vacciner plus de 10 000 étudiants de la faculté de Médecine / Pharmacie/ Odontologie et des UFR de santé de Thiès, 800 personnel de santé sur les 5 dernières années.

[/acc_item] [acc_item title="Dépistage et surveillance"]

  • Pour l’année 2017, 8757 donneurs de sang ont été dépistés AgHbs positifs et 585 pour l’hépatite C.
  • Le dépistage des femmes enceintes n’est pas obligatoire mais beaucoup de sages-femmes et gynécologues l’intègrent dans le bilan prénatal (peu d’entre elles reçoivent une PTME basée sur les antiviraux).
  • Le système actuel de surveillance de la santé n’inclut malheureusement pas encore les hépatites virales. Le système devra se réorganiser pour permettre une notification fiable des nouveaux cas d’hépatites détectées.
  • Une base de données commune est en cours de préparation pour permettre un rapport global systématique des résultats des tests d'hépatite. Des travaux préliminaires sont également en cours pour établir le registre des patients atteints d’hépatites, pour suivre les patients identifiés au fil du temps.

[/acc_item] [acc_item title="Prise en charge des malades d’hépatite B et C"]

La prise en charge des malades atteints d’hépatite B et C est assurée par le personnel médical (gastroentérologues, infectiologues, hépatologues, médecins internistes), exerçant pour la plupart à Dakar et Thiès, créant ainsi des disparités en termes d’offre de soins en matière d’hépatite. La plupart des spécialistes formés dans la prise en charge des malades, exercent plutôt dans le privé que dans le public. Le nombre s’est quelque peu accru ces dernières années,(….) en 2017 ; l’offre de spécialisation en gastro-entérologie étant désormais disponible au Sénégal. Des sessions de formation du personnel de santé à la prise en charge des hépatites sont régulièrement organisées sans pouvoir atteindre un nombre suffisant pour couvrir les besoins. Le défi reste la formation continue de ce personnel, et la formation d’une masse critique de ressources humaines pouvant assurer la prise en charge des porteurs chroniques du VHB et du VHC dans toutes les régions du Sénégal.

  • Le Ténofovir, principale molécule utilisée est disponible à la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement (PNA), dans les principaux hôpitaux de Dakar et au PNLH. Des efforts importants ont été faits pour l’accessibilité financière des médicaments : paiement de 5000FCFA pour les malades disposant d’une couverture médicale, 2500 FCFA pour les malades n’ayant pas de couverture médicale et gratuité pour les indigents figurant dans la base de données des bénéficiaires de bourses familiales.
  • En Décembre 2017, 893 malades étaient sous traitement et le recrutement de nouveaux malades se poursuit.
  • Pour l‘hépatite C, il n’y a pas encore de stratégie nationale active. Pour la prise en charge des malades atteints d’hépatite C, des discussions sont engagées avec des laboratoires pharmaceutiques qui offrent des prix de plus en plus réduits allant de 200 000 FCA à 250 000 FCFA pour un traitement de 12 semaines. Le nombre de malades sous traitement reste limité (le traitement étant le plus souvent à la charge du malade et de sa famille).

Les principaux obstacles à la prise en charge des malades ont été identifiés :

  • La prise en charge spécialisée des malades, alors que le rapport spécialistes / malades est très faible
  • Les bilans pré thérapeutique et de suivi des malades sont inaccessibles. Peu de laboratoires sont équipés pour les réaliser et les couts sont très élevés. (entre 45000FCFA et 80 000FCFA)
  • Les médicaments ne sont pas accessibles financièrement surtout pour l’hépatite C
  • Le non décentralisation de la prise en charge des malades d’hépatites

[/acc_item] [acc_item title="Information/Education/Communication"] Le PNLH a mené de manière très volontariste et avec des moyens très limités, de nombreuses actions d’IEC sur les hépatites :

  • Information des médias et des relais d'opinion à partir d'un argumentaire didactique de référence avec des messages de prévention, notamment en termes de modes de contamination, des cibles…
  • Information et communication sur les hépatites B et C en direction des professionnels de santé à travers des livrets, dépliants et affiches sur les hépatites mis à leur disposition dans les structures de santé
  • Diffusion des supports d’informations sur la prévention des hépatites à l’occasion de congrès professionnels et lors de la célébration de la journée mondiale auprès des médecins généralistes, spécialistes (infectiologues, pédiatres, internistes, gynécologues,..), infirmières, travailleurs sociaux...
  • Soutien des associations de santé communautaire dont les objectifs convergeaient avec ceux du PNLH par la formation de leur membre et des subventions

[/acc_item] [/accordion]

 

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