REPUBLIQUE DU SENEGAL - MINISTERE DE LA SANTE ET DE L'ACTION SOCIALE

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Le Plan Stratégique National

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Le PSN contribue à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Il couvre les  premières années du plan d’action pour la santé de l’après-2015, en s’appuyant sur le document Prévention et lutte contre l’hépatite virale : Cadre pour l’action mondiale3 et sur deux résolutions relatives à l’hépatite virale adoptées par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2010 et en 2014.

La stratégie porte sur les cinq virus des hépatites (A, B, C, D et E), en mettant plus spécialement l’accent sur les hépatites B et C en raison de la lourde charge qu’elles représentent pour la santé publique. Il   décrit la contribution du Sénégal à l’objectif d’élimination de l’hépatite virale en tant que menace pour la santé publique. Il encourage les synergies avec les autres problèmes sanitaires, et aligne la riposte aux hépatites sur les autres stratégies, plans et objectifs nationaux et mondiaux en matière de santé et de développement.

PREFACE DE MR LE MINISTRE DE LA SANTE ET DE L'ACTION SOCIALE

Le Sénégal paie un lourd tribut aux hépatites virales. Selon des études concordantes,  en 2018, 1,5 millions de Sénégalais seraient porteurs chroniques d’hépatites B, et 300 000 porteurs chroniques d’hépatite C. Ils transmettent ces virus pendant  des années avant d’évoluer eux-mêmes vers la cirrhose et le cancer du foie.

Face à ces réalités épidémiologiques, notre pays a  pris conscience depuis les années 80,  du problème sanitaire représenté par les hépatites virales et s’est mobilisé très tôt pour les combattre par des actions pertinentes  et soutenues au niveau national et régional à savoir:

  • La création de l’Initiative Panafricaine de Lutte contre les Hépatites (IPLH) sous le leadership du Sénégal
  • Une forte contribution de notre pays  à la mise au point du vaccin anti-hépatite B ;
  • Des recherches de haute portée démontrant la filiation hépatite- cirrhose – cancer du foie ;
  • La mise en place d’un programme pionnier en Afrique, le  programme national de lutte contre les hépatites (PNLH),  qui fête  son vingtième anniversaire cette année ;
  • La vaccination  universelle des nouveau-nés et des nourrissons  effective depuis 1999 avec des taux de couverture supérieure à 80% ;
  • Le  dépistage systématique des donneurs de sang infectés par les virus de l’hépatite B depuis 1982 et de ‘hépatite C depuis 2010 ;
  • Une forte subvention  de l’Etat du Sénégal  pour le traitement de référence  de l’hépatite B ;

Toutes ces initiatives ont permis de réduire le fardeau des hépatites dans notre pays, mais les défis persistent. La récente épidémie d’Hépatite E à Kédougou en 2016 avec 19 morts dont 7 femmes enceintes est venue nous rappeler que nous devons affiner nos stratégies, les mettre à l’échelle et les décentraliser.

Nous ne pouvons pas nous permettre de garder le statu quo.  La riposte contre les hépatites virales devra s’accélérer au cours de la prochaine décennie. Ainsi le Ministère de la Santé et de l’Action sociale  a lancé un plan national de lutte contre les hépatites  pour la période 2019-2023. Ce plan qui s’inscrit dans les objectifs  mondiaux d’élimination des hépatites est issu d’un travail collectif  sous l’égide du PNLH.

Nul doute qu’il arrive au bon moment. Il s’inscrit à un tournant de l’histoire des hépatites B et C, marqué par le développement de nouveaux outils de dépistage et d’évaluation de ces infections,  et par des progrès thérapeutiques spectaculaires qui permettent désormais de  contrôler l’infection à VHB et de guérir celle à VHC chez la majorité des patients traités. Il s’intègre enfin dans les avancées que laisse prévoir l’élaboration en cours, du Plan national de développement sanitaire et social  (PNDSS) 2019-2028.

Le plan se propose selon trois axes :

  1. De renforcer la prévention
  2. D’articuler les étapes de la prise en charge des patients atteints d’hépatites B et C selon des parcours de soins et des stratégies thérapeutiques spécifiques
  3. Soutenir à tous les niveaux les valeurs d’équité dans les soins par des mesures concrètes de correction des inégalités sociales et territoriales.

L’évaluation économique des stratégies proposées bien présentée dans le plan ne nous a pas échappé. L’investissement est certes lourd, mais le retour sur investissement, en termes de vie sauvées, cancers évités, de qualité de vie améliorée, est considérable.

A  l’horizon 2030, le plan permettra d’éviter 8500 à 16 000 décès dus à l’hépatite B, 88 000 à 90 000 nouvelles infections B.

A  l’horizon 2050, ce sont 66 % des décès et nouvelles infections que nous  aurons évités.

Pour l’hépatite C, à l’horizon 2050, nous aurons sauvé 20 000 à 35 000 vies et diminuer l’incidence de ces infections de 31 à 47%.

Je voudrais féliciter et remercier tous ceux qui ont contribué à cet important travail, d’élaboration de ce plan stratégique, très utile aux décideurs des politiques de santé que nous sommes, ainsi qu’aux praticiens.

Personnellement, je m’engage à en faciliter la mise en œuvre et invite les acteurs et partenaires au développement à en faire de même pour le plus grand bien de nos populations qui légitimement fondent beaucoup d’espoir à la santé et au bien être annoncés par la réalisation de l’ODD3 et l’avancée de notre pays vers la couverture sanitaire universelle comme le veut son Excellence Monsieur le Président de la République Macky Sall.

Le Ministre de la santé et de l’action sociale
M. Abdoulaye Diouf Sarr

Le document du PSN sera bientôt disponible.

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