REPUBLIQUE DU SENEGAL - MINISTERE DE LA SANTE ET DE L'ACTION SOCIALE

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Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus à ARN appartenant à la famille des Flaviviridæ. Selon les estimations, 170 millions de personnes sont porteuses du virus dans le monde . Dans les pays industrialisés, l'hépatite C chronique est une des étiologies les plus fréquentes de cirrhose et l'indication la plus fréquente à la transplantation hépatique. En Afrique l’hépatite C est moins fréquente que l’Hépatite B à l’exclusion de certains pays tels l’Egypte, le Maroc, le Cameroun ou encore la Guinée .

Transmission

Dans les pays développés, la transmission se fait  essentiellement par voie parentérale. Depuis le contrôle des produits sanguins et de leurs dérivés au début des années 1990, l'hépatite C post-transfusionnelle est extrêmement rare  (risque résiduel de ~1 : 2 000 000) et les toxicomanes constituent le principal groupe à risque avec une prévalence d'infection de 48 à 90%. Dans les pays en voie de développement où le dépistage systématique des donneurs porteurs de marqueurs du VHC n’est pas systématique, l’hépatite post transfusionnelle C est fréquente.

Comme pour l'hépatite B, les autres causes de transmission sont les piqûres accidentelles dans le cadre professionnel, les tatouages, le piercing, l'acupuncture, les soins médicaux ou dentaires effectués avec du matériel réutilisable mal désinfecté, le partage des brosses à dents et rasoirs.

La transmission par voie sexuelle est rare, particulièrement chez les partenaires monogames. La transmission périnatale est également faible (< 5%). Ce taux est plus haut lorsque la mère est co-infectée par le VIH ou lorsque sa charge virale VHC est élevée au moment de l'accouchement.

Prévention

Les toxicomanes étant le groupe le plus touché dans les pays industrialisés, il est important d'insister auprès d'eux sur l'absolue nécessité d'éviter le partage de matériel de consommation et de leur fournir un accès facile à du matériel stérile à usage unique.

Dans les pays en voie de développement, la sécurisation des produits biologiques  est une priorité en matière de lutte contre cette infection.

Comme pour les patients infectés par le VHB, toute blessure doit être immédiatement recouverte par un pansement et les surfaces souillées doivent être désinfectées avec un virucide. Les objets d'hygiène quotidienne pouvant avoir été en contact avec du sang (brosse à dents, rasoir) ne doivent pas être utilisés par d'autres personnes. Le matériel médical ou dentaire à usage multiple doit être désinfecté ou stérilisé.

La transmission lors de rapports sexuels stables étant faible, le partenaire peut avoir une recherche des anticorps anti-VHC s'il le souhaite en lui expliquant que le risque de positivité est faible. Si les deux partenaires ont une relation exclusivement monogame, il n'y a pas lieu de recommander le port d'un préservatif. Les rapports doivent être protégés en cas de relations non stables.

L'accouchement des mères ayant une hépatite C chronique peut avoir lieu par voie basse, sans augmentation du risque de transmission. Il faut éviter toute mesure pouvant provoquer une plaie cutanée du nouveau-né, telle que l'utilisation de forceps ou le prélèvement de sang du scalp durant l'accouchement. Contrairement au VHB, aucun traitement ne peut être utilisé en cours de grossesse pour diminuer la charge virale. L'allaitement maternel n'est déconseillé que transitoirement en cas de mastite sévère avec plaie ouverte du mamelon. Les patients ayant une hépatite C chronique ne peuvent pas être donneurs de sang, d'organes ou de sperme. Une fivète est possible lorsque l'un des parents est VHC positif, mais les manipulations doivent être effectuées par une équipe expérimentée.

Il n'existe pas d'immunoprophylaxie disponible.

Comme pour toute hépatopathie chronique, il est important de proposer une vaccination contre les hépatites A et B si les patients ne présentent pas de sérologies témoignant d'une ancienne infection.

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